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Quand j’avais imaginé mon itinéraire de tour du monde, j’avais pensé revenir en Europe par l’Islande. En effet, j’ai toujours été attiré par ce pays. La Nouvelle-Zélande et l’Islande étaient pour moi deux buts. Finalement, mes plans ont changé en cours de route et je suis revenu dans le vieux continent par l’Ukraine. Deux ans après mon retour, mon premier voyage était une évidence. Il était en fin temps de poser mon pied sur cette île !

Période de voyage

Pour visiter le pays, il faut déjà faire un choix important : la période de voyage ! Voir l’Islande sous la neige ou pas?  En août pour aller dans les terres? En décembre pour voir les aurores boréales?

Finalement, pour nous, ça s’est passé début juin (du 1er juin au 14 juin). Un entre-deux particulier : encore un peu de neige, les terres de l’intérieur pas encore ouvertes, plusieurs routes bloquées, un temps incertain (ça c’est un peu tout le temps ceci dit) et une période moins touristique (bien qu’il est rare de ne pas être entouré). 

Transport

Au programme pour cette première fois : le tour de l’île par la route 1 et les fjords de l’ouest. Pas de stop cette fois, mais plutôt un petit 4×4 ! Notre modèle sera le plus classique des agences de location du coin : le SUZUKI JIMNY. Pas de soucis pour deux personnes : il y a la place qu’il faut. Concernant l’état des routes, pour faire le tour de l’île, une voiture peut suffire, par contre, si on souhaite prendre quelques routes secondaires, un 4×4 est recommandé pour éviter de flipper à chaque trou dans la route. Pour aller du côté des Fjords de l’ouest, je conseille d’ailleurs un 4×4.

De notre côté, nous sommes passés par l’agence de location Atak. Il y a néanmoins beaucoup d’agences de location sur place. Pour 15 jours de location, nous avons payés 168.600 ISK, soit environ 1232 euros. Je ne sais pas si c’était lié à cette agence, mais on recevait durant le temps de location des alertes par emails sur les routes fermées à la circulation et les zones dangereuses vis-à-vis des conditions climatiques. Une vraie aide !

Le cercle d’or

Le Cercle d’or : Kerið

Le Cercle d’Or (Golden Circle) est un passage phare pour de nombreux voyageurs. Du coup, ça se ressent en terme de  densité de visiteurs. Après réflexion, avec ma partenaire de voyage Anne-So, on ne pensait pas passer de temps dans cette partie de l’île. Exception faite pour le cratère de Kerið qui nous semblait être un bref détour et une façon d’entamer le voyage.

Vieux de 6 500 ans, ce cratère se visite très facilement. On peut en faire le tour par le haut ou rejoindre le bas par un chemin et s’approcher du lac qui se niche au centre. Même si sa superficie n’est pas très grande, cet arrêt nous permet de découvrir les premiers mélanges de couleurs des paysages issus des activités volcaniques. Le prix de l’entrée est de 800 ISK pour deux soit 6,50 euros. Le pays étant devenu très (très) touristique, l’accès est maintenant payant pour préserver le site.

Autour de Pingvellir

Même si je développe les alentours de Pingvellir dans la partie consacrée au Cercle d’Or, nous y avons passé quelques heures à la toute fin de notre séjour. Pingvellir a un côté historique intéressant : réputé pour être le lieu du premier parlement d’Europe, il est chargé d’Histoire pour le pays. Aujourd’hui, la région est très visitée. Ça se ressent dès l’arrivée dans le cercle d’or.

Ici, les touristes viennent principalement pour voir une cascade et la faille d’Almannagjà qui est l’endroit où les plaques nord-américaine et eurasienne se rencontrent ou plutôt s’écartent. En gros, on peut avoir, techniquement et grossièrement, un pied en Amérique et un en Europe. Pour voir ces fameuses plaques, il faudra par contre plonger à l’aide d’un tour.

Le sud du Pays

L’hypnotisante Seljalandfoss

Islande rime souvent avec cascades. Il faut dire que le pays n’est pas à plaindre sur le nombre de cascades et chutes d’eaux qui sont présentes tout au long des routes. Une des plus connue est sûrement Seljalandfoss. Vertigineuse, elle est haute de 65 mètres. C’est certainement la plus hypnotisante chute d’eau que j’ai pu observer. Notre regard a vraiment du mal à se détacher du spectacle. Petite particularité du lieu, on peut passer derrière la chute via un chemin.

Pour pouvoir profiter du lieu, il faut débourser 700 ISK / 6 euros pour le parking. Un peu plus loin, juste en face de la cascade de Gljúfrafoss, vous pouvez trouver un camping. Si vous ne voulez pas payer le parking, vous pouvez vous garer ici et marcher jusqu’à la cascade. Aussi, si vous comptez camper, c’est un endroit plutôt sympa qui vous permet de vous réveiller avec une vue sur Seljalandfoss. Le camping dispose d’une cuisine équipée et de sanitaires.

Skógafoss

Un peu plus loin de cette première cascade, on trouve une autre chute, celle de Skógafoss.  Ici, pas de parking payant. On peut prendre son temps pour voir la chute, grimper les centaines de marches pour l’observer depuis son sommet ou même suivre la rivière d’où elle provient. Arrivé à ce point, on se rend compte aussi que la route 1 est devenue avec le temps une vraie attraction. Les zones se succèdent avec des parkings au pied des sites à visiter. Il suffit de se garer et d’aller voir le lieu avant de conduire jusqu’au suivant. Il n’y a pas à dire, c’est magnifique, mais le côté aventure n’est pas forcément présent.

Sur la route 1

La route 1 est la route circulaire du pays. C’est une des seules qui est quasiment toujours praticable. Tout au long de la route, on peut voir de nombreux paysages tous plus magnifiques les uns que les autres. Rien que le fait de rouler dessus est déjà un voyage ! Si elle permet d’accéder aux principales attractions, elle est aussi reliée à plein de petites routes qui mènent à de nombreux lieux qui valent le détour.

L’Islande dispose de nombreuses piscines naturelles et sources chaudes. Au bout d’une petite randonnée au fond de la route 242, il y a la piscine Seljavallalaug. Construite en 1923, elle utilise les eaux chaudes naturelles de la montagne. Placée dans une vallée, le cadre est vraiment idyllique. Par contre, sûrement un peu plus secrète il y a quelques années, elle est maintenant devenue un lieu de passage très populaire. Clairement le retour de bâton du tourisme de masse présent dans le pays.

Parmi les autres détours, il y a Sólheimajökull, notre premier glacier islandais. Pas forcément le plus impressionnant. Nous arrivons devant lui après 20 heures, ce qui nous permet de le découvrir en ne croisant personne. Voyager en juin en Islande a aussi cet avantage : pas de nuit, 24 heures de journée ! Du coup, on peut visiter aussi bien à 13 heures qu’à 23 heures. Une aubaine si on est couche tard pour visiter les lieux sans personne.

Solheimasandur : la carcasse d’avion abandonnée

Comme vous le savez, je suis toujours à la recherche de lieux à l’abandon. En Islande, j’avais repéré il y a plusieurs années une carcasse d’avion à l’abandon sur une plage. C’était donc pour moi un passage obligé. Situé le long de la route 1, l’avion était accessible par 4×4 il y a quelques années. Aujourd’hui, un parking indique sa présence et le chemin à prendre (à pied maintenant).

Au bout de ce chemin, on trouve l’épave du DC3 au milieu de la plage volcanique. Si j’apprécie les lieux abandonnés pour leur tranquillité, ici, on est sur un lieu devenu très touristique, il faut donc faire avec ! L’épave et le décor qui l’entoure laissent quand même apparaître une ambiance assez particulière et unique. Même si on est en Islande principalement pour les paysages naturels, ce détour n’est pas à regretter de mon côté.

Vík, la ville du sud

Dans le sud du pays, la ville de Vik est un passage obligé sur la route 1. En plus de proposer de quoi se ravitailler, elle est située à côté de la plage de Dyrhólaey. Pour ceux qui connaissent un peu la Normandie, le lieu ne sera pas sans rappeler Etretat et ses falaises. La plus grosse différence se fera du côté des animaux qui peuplent ces falaises. Ici, ce sont les macareux, l’animal phare de l’Islande. Après 20 heures, il est possible d’en voir des centaines dans la zone. Un bon plan pour ceux qui ne peuvent pas aller les voir dans les fjords de l’ouest.

Le camping Vik i Myrdal est bien situé dans la ville. Il y a un une grande pièce de vie, mais pas de cuisine équipée à l’intérieur : il faut donc prévoir son réchaud pour cuisiner. Le site est plutôt bien fait pour s’abriter du vent.

La grotte de glace de Katla

Pas loin de Vik, il y a le glacier Mýrdalsjökull. Celui-ci abrite la grotte de Katla. Cette grotte est la propriété de quelques agences qui peuvent y organiser des tours. Si vous avez un bon 4×4 vous pourrez sûrement y entrer sans soucis (avec l’équipement qu’il faut pour aller sur un glacier). De notre côté, nous avons pris un tour (assez cher, mais les prix des tours le sot toujours en Islande). La promenade est courte, mais intéressante pour découvrir l’intérieur d’un glacier.

Le parc national de Skaftafell

Connu pour sa cascade, le parc national de Skaftafell dispose de plus d’une corde à son arc. Plusieurs randonnées y sont possibles. Attention aux frais de parking (600 ISK / 5 euros) pour laisser la voiture une journée. Si vous ne payez pas le parking, un système électronique présent sur place enverra l’amende à votre compagnie de location. En ce qui concerne les randonnées, nous ne pourrons pas faire celles qui nous intéressent (fermeture au moment de notre venue). Néanmoins, ce qu’on a pu voir était tout de même très intéressant. A commencer par la cascade de Svartifoss. Un peu perdue au milieu de la forêt, elle a la particularité d’être entourée d’orgues basaltiques, une formation géologique qui lui donne une allure étonnante.

Plus loin et en dehors de la forêt, c’est une vue plongeante sur un glacier qui créé un joli spectacle pour les yeux. Visible depuis les hauteurs, il est aussi possible de l’apprécier en allant directement près du lac. En dehors de celui-ci, vous trouverez d’ailleurs plusieurs glaciers tout le long de la route 1. Certains sont accessibles plus ou moins facilement par des petites routes non goudronnées. Chacun a un point de vue intéressant à offrir !

Jökulsárlón et les icebergs bleutés

Souvent point final des voyageurs qui se limitent au sud du pays, le glacier de Jökulsárlón a de quoi émerveiller. Ce n’est d’ailleurs pas forcément lié au glacier lui-même, mais plutôt aux icebergs qui se promènent sur le lac. Étonnant spectacle visible à quelques mètres de la rive ! En plus, la couleur incroyablement bleue de la glace donne une véritable atmosphère au lieu. Anne-So était d’ailleurs comme une folle tout au long de notre passage dans le coin ! Attention, il y a du monde, mais ça vaut le coup d’œil !

Dans l’est du pays

[dropcap]J[/dropcap]ökulsárlón passé, nous continuons notre route vers l’est de l’Islande. Encore une fois, impossible de rester de marbre face aux paysages qu’offrent la route 1. Chaque virage propose un nouveau point de vue incroyable. Passé la ville de Höfn, la route devient d’ailleurs un peu différente. Nous nous trouvons désormais sur les falaises, juste à côté de l’eau. De nombreux points de vue et petites attractions longent la route. Nous ne verrons pas tout car nous quittons la route 1 pour une petite route qui nous interpelle.

La route 939

La route 939 nous fait quitter la route 1 et ses falaises de bord de mer pour un petit passage un peu plus dans les terres afin de rejoindre Egilsstadir. Au rendez-vous, une petite cascade très tranquille. Sûrement une de nos favorites de l’ensemble du voyage. Le paysage autour est vraiment beau, le lieu est calme et la zone n’est, contrairement à beaucoup de sites en Islande, pas balisé. Il était un peu tôt pour poser notre tente, mais je pense que le camping sauvage passe plutôt bien ici. En dehors de la cascade, le chemin, qui comporte, certes quelques trous, vaut le détour. Quelques cascades, un peu de neige et de beaux points de vue sont à découvrir avant de rejoindre le lac Logurinn et sa nature verdoyante !

Seyðisfjörður

Egilsstadir se trouve au bout du chemin. Une fois sur place, c’est le moment de faire le plein dans les supermarchés du coin. La route sera longue avant le prochain, c’est donc un passage obligatoire ! Une fois le coin passé, on prend la route de Seyðisfjörður, un petit village placé en plein dans un Fjord. Le chemin pour arriver sur le lieu nous accorde déjà une première surprise puisqu’il est encore totalement enneigé. On ne s’y attendait pas au début du mois de juin, mais on prend ! Au bout, le Fjord se dessine petit à petit, tout comme le village.

Le centre-ville de Seyðisfjörður, est vraiment tout petit, mais aussi plein de charme. D’après ce que j’ai lu, c’est un village de pêcheur assez typique pour l’Islande. Vu que je n’ai pas visité d’autres villages dans le coin, je ne sais pas si c’est vraiment le cas, mais le charme opère. Côté hébergement, le camping est très propre et bien équipé. Sûrement un des meilleurs qu’on a eu sur l’ensemble du road trip.

Hengifoos

Située au nord-ouest du lac Logurinn, Hengifoos est une cascade facilement accessible en voiture. J’ai vu aussi un bus y passer, il doit donc sûrement y avoir des tours pour ceux qui ne sont pas véhiculés. Pour atteindre la cascade principale du lieu, une petite randonnée sera nécessaire. Quelques travaux avaient lieux en juin 2018, le site va donc peut-être changer dans le futur, mais globalement, le chemin était assez tranquille. La cascade vaut son petit coup d’œil, surtout qu’elle est pour le moment moins populaire que ces cousines du sud très visitées. Vous ne serez pas seuls, mais déjà plus tranquilles qu’à Seljalandsfoss !

Le lac Myvatn et ses mouches

[dropcap]L[/dropcap]e sud de l’Islande et l’est étant maintenant derrière nous, il est temps de découvrir le nord du pays. Dans cette partie de l’île, il y a une zone qui est particulièrement connue, la chute d’eau de Dettifoss ! Cette cascade est la plus puissante d’Europe. Comme souvent, les grosses chutes d’eaux très puissantes, ne sont pas forcément ce qu’il y a de plus joli, mais ça peut impressionner. Il est possible de voir la chute depuis ses deux côtés. Néanmoins, le côté le plus connu (grâce au film Prometheus) est accessible difficilement puisqu’il nécessite un détour de quelques heures. Pour notre part, on a préféré se concentrer sur la zone accessible sans problème.

Autour du lac Myvatn

La suite du voyage nous emmène aux abords du lac Myvatn. Ici, une chose est sûre, on ne fera pas de camping sauvage ! Et ça pour deux raisons. La première, c’est que les fermiers locaux se sont associés pour faire partir tous les campeurs qu’ils découvrent dans la zone. La seconde, c’est parce qu’ici, la terre est particulièrement active ! Des anciennes coulées de lave peuvent d’ailleurs témoigner des activités plus ou moins récentes sur les lieux.

Comme souvent l’activité des lieux volcaniques s’observe en regardant au sol. J’ai déjà eu l’occasion de voir ce type d’activités au États-Unis ou en Bolivie par exemple. Ici, la zone observable est assez petite, mais déjà très intéressante. On peut voir de la fumée, des marmites de boue… mais aussi ressentir l’odeur d’œuf pourri qui est présente comme toujours sur ce genre de lieux. Le site est gratuit et facilement accessible. Attention à ne pas passer les barrières, c’est à vos risques et périls !

Dans le sud du pays, les sources chaudes du Blue Lagoon sont particulièrement prisées et réputées ! Dans le nord, les sources chaudes ne sont pas en reste. Une des plus grandes se trouve d’ailleurs à côté du lac. Autant être honnête, l’accès du lieu est assez cher. Néanmoins, après une longue journée de route, cela nous a semblé plutôt tentant quand on a vu que le lieu était encore ouvert aux alentours de 22h. Nous sommes donc allés nous baigner dans le lieu. Bien moins peuplé que celui du sud, l’expérience était plutôt reposante !

Il y a beaucoup de choses à faire autour du lac Myvatn. Le problème, c’est que la zone a un gros soucis : les mouches. Elles sont omniprésentes et partout ! Impossible d’y échapper. Trop nombreuses et embêtantes, nous avons décidé de fuir la région pour découvrir un peu plus l’ouest du pays. Je ne peux donc pas trop parler du coin si ce n’est de ses habitants ailés très agaçants !

Avant de partir, on fera tout de même un petit détour du côté de la grotte Grotadja, connue pour avoir été l’entrée d’une grotte dans une scène culte de la série Game of Thrones. Cette grotte abrite une source chaude. Néanmoins, il est indiqué qu’il est interdit de s’y baigner. Je ne sais pas si l’eau est encore très chaude ou trop chaude et pourquoi on ne peut plus s’y baigner, mais les locaux du coin doivent s’en mordre les doigts ! Le lieu est devenu très très populaire et ils ont perdu une source chaude très jolie qui était sûrement encore bien secrète il y a quelques années.

En route vers les Fjords de l’ouest

Goðafoss ou « la chute des dieux » ! Cette chute se trouve un peu plus loin du lac Myvatn. L’histoire dit qu’en l’an 1000, Þorgeir Þorhelsson, a jeté ses idoles viking dans cette cascade. Pourquoi? Parce que le parlement venait d’adopter le christianisme comme religion pour l’Islande. Cet homme qui avait pour fonction de donner les lois voulait alors montrer au pays l’exemple par cette acte devenu aujourd’hui un véritable symbole.

Bien que le but est d’atteindre les Fjords de l’Ouest, on s’accorde tout de même quelques détours vers le nord. Nous passerons même vers Hofsos où se trouve une des piscines les plus connues du pays. Mais pour nous, ça sera surtout l’occasion de tester pour la première fois notre réchaud ! En effet, nous avions toujours trouvé l’équipement nécessaire dans les campings auparavant ! Au-delà de ça, on a pu aussi découvrir que les Islandais sont particulièrement bien équipés en terme de paiement. Nous sommes au bout du monde, mais la personne qui gère le camping a un lecteur de carte bancaire portable ! En réalité, c’est une chose très courante dans le pays. Une vraie surprise quand on voit qu’on ne peut pas payer par carte encore partout en France !

Les Fjords de l’ouest

[dropcap]A[/dropcap]près avoir parcouru quasiment l’ensemble de la route 1, il est temps de la quitter un peu. Les Fjords de l’ouest sont accessibles par des routes différentes de la route circulaire 1. Ils sont encore peu empruntés dans les itinéraires des voyageurs. Notre dernière étape sera donc composée de route en béton, de gravier, de terre, mais aussi de trous ! Direction l’ouest de l’Europe !

À l’assaut des Fjords

Tout comme à l’est du pays, ce qui pousse les voyageurs à venir ici, ce sont les Fjords. Omniprésents tout au long de la route, il est impossible de les louper ! Par contre, pour les découvrir, il va falloir rouler ! La route est longue et il faut vraiment longer les bords de la zone. En tout cas, début juin, aucun raccourci possible par les routes intérieures, tout est encore fermé. Certaines zones sont particulièrement incroyables à traverser et je pense que les routes intérieures des Fjords de l’ouest ont sûrement aussi leur lot de surprises.

Dyanjandi

En tant que pays des cascades, il était évidemment impossible de ne pas trouver une chute d’eau dans cette partie de l’île. Dans les Fjords de l’ouest, la star c’est Dyanjandi. En arrivant par le nord, impossible de la louper. Elle se distingue clairement au loin. Au début, on peut même croire que c’est un bout de glace énorme sur un Fjord, mais non, c’est bien une cascade ! Accessible gratuitement, on peut arriver à son point de vue principal en quelques minutes de marche. Plutôt large, la cascade est aussi une des plus éclaboussante du pays pour nous. Bien que ça ne soit pas la plus belle chose à voir, la route qui nous y emmène et la vue depuis les lieux sur les Fjords est intéressante.

Comme vous avez pu le voir au cours de mes voyages, les ruines me fascinent. En Islande, j’ai pu découvrir une carcasse d’avion dans le sud du pays. Tout au long du chemin, j’ai pu observer de nombreuses maisons à l’abandon (surtout dans cette partie de l’île), mais aussi plusieurs épaves. Bateaux, avions… toutes ces épaves font vraiment partie du paysage et apportent un certains charme à cette carte postale déjà bien jolie. En voici quelques-unes présentes le long de ma route vers le bout de l’Europe.

Le bout de l’Europe

Le point le plus à l’ouest de l’Europe sera un de nos derniers points sur la carte. Après plusieurs heures de routes et de trous, on y arrive finalement : les falaises de Làtrabjarg. Au programme, des falaises et des macareux ! Impossible de les louper : ils ne sont qu’à quelques mètres de nous. On peut aussi potentiellement voir des baleines et des phoques depuis les falaises, mais ça ne sera pas le cas lors de notre passage. Tout au bout, il y a aussi un camping gratuit, un poil en amont du phare. Très sommaire, il y aura juste de quoi poser sa tente, mais ça suffit amplement. Une très bonne façon de terminer ce tour du pays.

La péninsule de Snaefellsnes

Jolie zone, elle est particulièrement réputée pour sa vue iconique avec son volcan. De notre côté, si on apprécie les routes de la péninsule, on ne verra finalement par grand chose. Trop de brouillard ! Nous avions même prévu de grimper sur volcan près de Arnastapi via un tour organisé. Finalement, le tour a été annulé à cause du mauvais temps. Une déception certes, mais aussi un certain soulagement de voir que les agences locales ne sont pas folles et ne montent qu’avec de bonnes conditions.

L’Islande est un pays aussi riche visuellement que la Nouvelle-Zélande. On en prend plein les yeux rien qu’en suivant la route circulaire du pays. Chaque saison a ses surprises. La couleur de lieux, les aurores boréales, les zones accessibles… Le pays est clairement un pays qui ne se fait pas en une seule fois. Je suis impatient d’y revenir !

Photographe plutôt curieux, je suis à la recherche d'un autre regard sur la ville et avec une démarche portée sur le patrimoine. J'explore des lieux oubliés ou difficiles d'accès et j'en rapporte quelques souvenirs en photo.

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