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  >  Urbex et Patrimoine   >  En surface   >  La tour de l’horloge de la Gare de Lyon

Contrairement à ce que son nom indique, la gare de Lyon se situe à Paris dans le douzième arrondissement ! L’embarcadère de la gare est en fonction depuis 1847. La première compagnie qui a vraiment utilisé le lieu est la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM). Il a été récupéré ensuite par la SNCF lors de la seconde guerre mondiale. Cette gare se distingue par son beffroi, la fameuse tour de l’horloge de la gare de Lyon que je vous propose de découvrir aujourd’hui.

Cette tour est une tour carrée haute à l’origine de 67 mètres. Aujourd’hui, la lanterne anciennement située au somment a été démontée. Elle a perdu quelques mètres et mesure maintenant 61,5 mètres. L’accès au lieu se fait à la fois par l’intérieur et l’extérieur de la gare. En passant par l’extérieur, on arrive dans un escalier qui permet de grimper plusieurs étages. Au sommet, on peut y découvrir de jolis vitraux.

La salle des drapeaux et des affiches

Une fois arrivée en haut du premier escalier une porte donne accès au premier pallier de la tour de l’horloge. Ce pallier est constitué d’une petite salle qui permet d’accéder à la partie supérieur de la tour. Dans cette salle, nommée salle des drapeaux. On y trouve dedans des drapeaux qui ont servis tout au long de l’histoire de la gare. Drapeau communiste, russe, américains… ils sont encore stockés ici. Certains sont d’ailleurs de véritable reliques !

On peut aussi observer ici une table basse fabriquée avec d’anciens mécanismes de l’horloge par un chemineau. Un escalier permet ensuite de rejoindre une salle où on trouve des affiches de 1900 à 1940 créé par la PML pour vanter les destinations desservies par la compagnie.

Les salles de la tour de l’horloge

On arrive enfin dans le cœur du sujet, la fameuse partie où on peut apercevoir l’horloge. Séparée en plusieurs paliers, cette zone est constituée de différents éléments. Le premier est immanquable, c’est l’escalier centrale qui permet d’accéder à l’ensemble des niveaux de la tour depuis la salle des drapeaux au sommet. En tout, 400 marches à grimper, soit 116 de plus que l’Arc de Triomphe.

On trouve ensuite de nombreuses photos représentatives des époques traversées par le bâtiment : une bonne façon de découvrir l’histoire du lieu. Enfin, on peut évidemment admirer les cadrans qui se situent sur les quatre côtés de la tour.

Ces cadrans ont tous un diamètre de 6,4 mètres et sont recouverts de 140 m² de vitraux. Visibles sur chacune des faces de la tour, ils permettaient aux parisiens d’avoir l’heure facilement à une époque où les montres et smartphone ne courraient pas les rues. Aujourd’hui éclairée grâce à des néons depuis 1929 il fallait un peu près 250 becs à pétrole pour l’illuminer à l’époque de l’exposition universelle ! Car oui, la tour a été ajouté à ce moment pendant les travaux d’agrandissement de la gare pour préparer cette exposition de 1900.

La vue panoramique

Une fois les cadrans de l’horloge passés, une nouvelle salle se dévoile. Cette fois-ci on retrouve quatre portes qui donnent accès à de petits balcons qui permettent d’observer la vue depuis le sommet de la tour. La plupart des monuments de Paris sont visibles, mais on note une vue assez proche sur la colonne de la Bastille, chose assez rare de façon général, mais pas étonnant car il y a pile un kilomètre entre la tour et la colonne de Juillet.

L’escalier centrale continue de grimper et permet d’aller jusqu’au vrai sommet de la tour où une petite trappe permet d’admirer la vue. Depuis le sommet, nous sommes plus haut que la colonne de Juillet et donc au point le plus en hauteur des monuments parisiens du secteur.

Comment visiter la tour de l’horloge de la gare de Lyon?

Il n’est pas possible de visiter la tour de l’horloge de la gare de Lyon. Néanmoins, durant certains événements comme « Paris Face Cachée » ou « Les journée du Patrimoine », la SNCF ouvre les portes de ce patrimoine pour quelques chanceux qui arrivent à récupérer les places très limités de ces visites.

Photographe plutôt curieux, je suis à la recherche d'un autre regard sur la ville et avec une démarche portée sur le patrimoine. J'explore des lieux oubliés ou difficiles d'accès et j'en rapporte quelques souvenirs en photo.

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